anova-phylogenetique-projet.../rapport.Rnw

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% Titre du document
\title{Rapport de Projet : ANOVA Phylogénétique}
\author{Alizée Geffroy \and Louis Lacoste}
\date{\today}
\newtheorem*{approximation}{Approximation}
\begin{document}
\maketitle
<<'init', include=FALSE>>=
knitr::opts_chunk$set(echo = FALSE)
require("knitr", quietly = TRUE)
options(knitr.table.format = "latex")
@
<<'libraries', include=FALSE>>=
# "phytools", "phylotools"
necessary_packages <- c("ape", "here")
if (any(!(necessary_packages %in% installed.packages()))) {
install.packages(necessary_packages)
}
# require(phytools)
# require(phylotools)
require(ape)
require(here)
source(here("R","utils.R"))
@
\newpage
\tableofcontents
\newpage
\section{Introduction}
\label{chap:intro}
% Introduction au projet, contexte, objectifs.
Avec l'avènement des données massives de génomiques, transcriptomiques,
protéomiques, il y a besoin de techniques statistiques robustes et passant à
l'échelle permettant de mener à bien les analyses.
Ces données de génétiques proposent bien souvent deux informations, les mesures
et l'arbre phylogénétique. Et pour certaines, l'arbre est ramifié au bout en
proposant des répétitions intraspécifique.
% Format des données : arbres phylogénétiques, données génétiques
% Arbres avec des petites branche: plusieurs individus par espèces avec chacun leurs données
% --> problème biologique
% Deux sujets différents écologie et transcriptomique mais une même méthode.
C'est par exemple le cas pour les données de
\cite{chenQuantitativeFrameworkCharacterizing2019} dont
la figure~\ref{fig:arbre-chen2019} présente l'arbre phylogénétique :
\begin{figure}[!h]
\centering
<<'plot-arbre-chen'>>=
tree <- read.tree(here("R","chen2019.tree"))
# Normalising tree edge length
taille_tree <- diag(vcv(tree))[1]
tree$edge.length <- tree$edge.length / taille_tree
phytools::plotTree(tree, ftype="i")
@
\caption{Arbre phylogénétique de \cite{chenQuantitativeFrameworkCharacterizing2019}}
\label{fig:arbre-chen2019}
\end{figure}
La problématique qui se pose souvent est celle de l'analyse de différents gènes qu'on mesure chez plusieurs espèces.
On cherche alors d'abord à trouver quels gènes pourraient être différentiels chez certaines espèces, en détectant un changement d'expression dans certains groupes.
En considérant l'arbre precédent \ref{fig:arbre-chen2019}, on pourra chercher les gènes qui sont différents entre les groupes des \textit{mus} et \textit{rat} par rapport aux autres espèces.
\newline
Le modèle le plus couramment utilisé est actuellement l'Expression Variance and Evolution modèle (EVE) présenté dans \cite{rohlfsPhylogeneticANOVAExpression2015}.
L'EVE modèle est basé sur un Likelihood Ratio Test (LRT), une méthode statistique classique.
Ce projet s'inscrit alors dans un questionnement plus large qui cherche à se demander si d'autres modèles classiques comme l'ANOVA, en les adaptant, pourrait produire des résultats similaires voire meilleurs que l'EVE modèle.
En effet, avoir un bon modèle qui, en particulier, donne peu de faux positifs est important.
On peut ensuite étudier les gènes potentiellement intéressants selon une problématique et des groupes d'espèces données.
Au vu de la forme des données étudiées, le projet s'est tourné vers une méthode
d'ANOVA phylogénétique.
Celle-ci sera d'abord décrite ainsi que d'autres outils mathématiques utilisés pour affiner la fiabilité du test dans une première partie. Certains auront fait l'objet de calculs explicites en vue de leur implémentation.
A partir de ces résultats, nous avons implémenter ces méthodes en R
d'abord appliquées à des simulations destinées à comparer et étudier la
méthode d'ANOVA phylogénétique sur des données d'arbre simulés.
Enfin, on a testé sur des données réelles.
Au cours de ce projet nous avons donc eu une partie d'étude théoriques et mathématiques des modèles de l'ANOVA et de l'ANOVA phylogénétique afin de bien l'adapter à nos données.
A partir de la formulation mathématiques des modèles
\newline
\newline
Tout le code produit est disponible sur le dépôt GitHub suivant
\url{https://github.com/Polarolouis/anova-phylogenetique-projet-msv/}.
Ce dépôt contient le code pour implémenter la méthode, faire les
simulations et compiler le rapport.
Nous avons au maximum indiqué le code qui n'a pas été écrit par nous, la plupart
du temps dans les commentaires du code.
Un gène, comparer les moyennes d'expression d'un gène
On connait les groupes
exemple individus malade/sain
\newline
\newline
Contrairement à une comparaison basée sur la santé des individus, cette approche
se focalise sur les espèces. La non-indépendance et les relations complexes
entre individus et groupes comparés nécessitent l'utilisation d'un modèle mixte,
impliquant la matrice des temps de divergences, ainsi que l'intégration de
processus stochastiques tels que le Mouvement Brownien sans erreurs,
avec ajustement du ratio erreur de mesure / erreur dûe à la phylogénie.
% Comparaison non pas sur individus malades/pas malades mais sur espèces différentes.
% Pas possible de supposer iid, existe relations entre les individus et les groupes que l'on compare donc besoin de les prendre en compte.
% Modele mixte la matrice des temps de divergences, BM simple sans erreurs, avec erreur (ajustement du ratio) avec OU...
\section{Méthodes}
\label{sec:methode}
Dans cette partie, on fera des rappels sur la méthode d'ANOVA puis on présentera l'ANOVA phylogénétique.
% Revue de la littérature sur l'ANOVA phylogénétique.
Ici les rappels sur l'ANOVA, l'explication de l'ANOVA phylogénétique. La
démonstration des limites de l'ANOVA phylogénétique par des simulations
Méthode: la partie maths anova, anova phylo, satterthwaite,
\subsection{L'ANOVA}
L'ANOVA est un cas classique du modèle linéaire, nous utilison ici une forme
matricielle.
Le principe de l'ANOVA est d'expliciter le lien entre une variable quantitative
et une ou plusieurs variables qualitatives.
La forme matricielle usuelle de l'ANOVA à 1 facteur est la suivante :
\begin{equation}
Y = X\beta + u \text{,} \quad u \sim \mathcal{N}_n(0, \sigma^2I_n)
\label{eq:ANOVA}
\end{equation}
\[
\text{où} \quad \mathbf{Y} = \begin{bmatrix} Y_{11} \\\vdots\\ Y_1n_1 \\
Y_{21}\\ \vdots \\ Y_{2n_2} \end{bmatrix}\text{, }
\mathbf{X} = \begin{bmatrix} \mathbf{1} & \mathbf{1_{n_1}} \end{bmatrix}=\begin{bmatrix} 1 & 1 \\ \vdots & \vdots\\1 & 1 \\ 1 & 0\\ \vdots & \vdots\\1 & 0 \end{bmatrix}\text{, } \mathbf{\beta} = \begin{bmatrix} \beta_1 \\ \beta_2 \end{bmatrix} \text{, } n=n_1+n_2
\]
Les paramètres $(\beta_1, \beta_2, \sigma^2)$ de l'ANOVA sont estimables, grâce par exemple à la méthode du maximum de vraisemblance et ont des formules bien connues.
% ICI LES FORMULES: est ce que vraiment besoin des formules ?
% LIMITES de l'ANOVA classique sur les données phylo
\subsection{L'ANOVA phylogénétique}
\label{subsec:anova-phylogenetique}
Dans la méthode d'ANOVA classique l'information portée par l'arbre phylogénétique n'est pas prise en compte.
Le but de cette nouvelle méthode est de ne plus mettre cette information de côté et peut être obtenir de meilleurs résultats.
En effet on peut imaginer, en considérant des traits évolutifs ou des séquences d'ADN, que des individus d'une même espèce ou bien d'espèces proche phylogénétiquement, pourraient avoir des valeurs proches.
Il s'agira alors de modéliser l'arbre et les informations évolutives qu'ils contient de manière à l'incorporer.
\newline
\newline
Comme décrit dans \cite{bastideModelesEvolutionCaracteres2022} l'évolution d'un trait nécessite de décrire ses fluctuations le long de l'arbre et ses branches.
C'est pour cela que souvent cela est le résultat d'un processus stochastique à temps continu.
Le processus classique est le mouvement brownien et c'est celui que nous avons utilisé. Il a cependant quelques limites qui ne font pas l'objet de ce rapport mais qui peuvent alors justifier le choix d'autres types de processus comme celui d'Ornstein-Uhlenbecks.
Le modèle de mouvement brownien va alors induire que les feuilles des arbres (nos observations) auront une distribution gausienne que l'on écrira sous la forme suivante:
\begin{equation}
Y = X\beta + u \text{, } u \sim \mathcal{N}_n(0, \sigma^2_{phy}K)
\label{eq:ANOVAphylo}
\end{equation}
Les notations correspondent toujours à celles utilisées pour \eqref{eq:ANOVA}. La seule différence se trouvant dans la distribution de $u$ et la présence d'une matrice $K$.
Dans le cadre du mouvement brownien $K=(K_{i,j})_{1\leq i,j \leq n}=(t_{i,j})_{1\leq i,j \leq n}$ où $t_{i,j}$ représente le temps dévolution commun aux espèces i et j.
On peut voir un exemple utilisé dans les slides de cours \cite{bastideContinuousTraitEvolution2022}:
\begin{center}
\includegraphics[width=0.7\textwidth]{matrix_K.png}
\end{center}
TODO: image arbre qui correspond ou note
<<'plot-MB', warnings = FALSE, message = FALSE, fig.cap = "Exemple d'un arbre phylogénétique dont le trait est généré selon un Mouvement Brownien", out.width = "75%", fig.height = 3.5, fig.align = "center", fig.pos = "H">>=
source(here("simulations","mouvement_brownien.R"))
set.seed(12)
df <- generate_phylo_tree(5,100, 0.1)
df$id_branche <- as.factor(df$id_branche)
ggplot(df) +
aes(x = time, y = traj, color = as.factor(id_branche))+
geom_line() +
# geom_vline(data = df[df$is_spec_time,], aes(xintercept = time, color = .data$id_branche), linetype = "dashed")+
geom_point(data = df[df$is_spec_time,], aes(x = time, y = .data$traj), color = df[df$is_spec_time,]$id_branche, size = 4)+
labs(color = "Espèce", x = "Temps", y = "Trait") +
coord_fixed(ratio=0.75) +
theme_minimal()
@
\subsection{ANOVA phylogénétique avec erreur de mesure}
Dans la section précedente, on a supposé que la seule source de variabilité provenait du mouvement brownien sur l'arbre.
On rajoute dans cette section une autre variabilité specifiée par $\sigma^2_{err}$ qui à partir de la formule précédente \eqref{eq:ANOVAphylo}, nous donne:
\begin{equation}
Y = X\beta + u + \epsilon \text{, } \quad u \sim \mathcal{N}_n(0, \sigma^2_{phy}K) \text{,} \quad \epsilon \sim \mathcal{N}_n(0, \sigma^2_{err}I_n)
\label{eq:eq2err}
\end{equation}
\begin{align}
&\text{Alors } Y \sim \mathcal{N}_n(X\beta, \sigma^2_{phy}K + \sigma^2_{err}I_n) \notag\\
&\text{On pose } \theta=(\sigma^2_{phy}, \sigma^2_{err}) \notag \\
&\text{On définit pour la suite } Var_\theta(Y) = V(\theta) = \sigma^2_{phy}K + \sigma^2_{err}I_n
\label{eq:VarTheta}
\end{align}
Comme décrit dans \cite{bastideModelesEvolutionCaracteres2022}, l'ajout de cette variance résiduelle dans notre modèle est crucial pour mieux représenter la complexité des données que nous traitons.
En effet, supposer que la seule source de variation entre les observations est le processus stochastique sur l'arbre phylogénétique (specifiée par $\sigma^2_{phy}K$) est souvent peu réaliste, surtout dans des contextes où les données sont hétérogènes ou comme on le verra plus tard, nous avons les données de plusieurs individus d'une même espèce.
C'est d'ailleurs pour ça qu'on peut parler de variation intraspécifique.
Cette hypothèse simplificatrice peut introduire des biais significatifs dans nos analyses, compromettant ainsi la validité des résultats obtenus.
En intégrant la variance résiduelle, qui capture l'effet indépendant de l'environnement sur chaque mesure, notre modèle devient plus flexible et mieux adapté pour tenir compte de la variabilité observée dans les données.
Le modèle mixte phylogénétique résultant, combinant à la fois la variance phylogénétique et la variance résiduelle, nous permet de distinguer les effets héritables des effets non héritables, offrant ainsi une approche plus nuancée et réaliste de l'analyse comparative des données évolutives.
\newline
\newline
En posant $\lambda = \frac{\sigma^2_{phy}}{\sigma^2_{err}}$ et $E=u+\epsilon$, on peut obtenir une nouvelle forme pour $Y$
\begin{align}
\label{eq:V_lambda}
&Y = X\beta + E \text{, où } Var(E)=V(\theta)=\sigma^2_{phy}(K-\lambda I_n)=\sigma^2_{phy}V_\lambda \\
&E \sim \mathcal{N}_n(0, V_\lambda) \notag
\end{align}
\subsection{Le test statistique}
Pour le test statistique d'ANOVA phylogénétique, on se met dans le cadre d'une ANOVA à un facteur et à 2 groupes.
Chacun de ces groupes ayant une moyenne qui lui est propre. Ce peut être la moyenne de la valeur d'un trait génétique ou bien de la valeur de la fréquance d'une séquence ou allèle.
On testera alors les hypothèses suivantes avec $l=\begin{bmatrix}0 \\1 \end{bmatrix}$:
\[ H_0 : \beta_2 =0 \Leftrightarrow l^T\beta = \begin{bmatrix}0 \\0\end{bmatrix} \text{, les 2 groupes ont la même moyenne}\]
\[ H_1 : \beta_2\neq 0 \text{, les 2 groupes ont des moyennes différentes}\]
\cite{bastideContinuousTraitEvolution2022} nous donne une F-statistique pour la méthode d'ANOVA de cette forme \eqref{eq:V_lambda} et le test de Fisher précédent.
\begin{equation}
F=\frac{||\hat{Y} - \bar{Y}||^2_{V_\lambda^{-1}}(n-2)}{||Y - \hat{Y}||^2_{V_\lambda^{-1}}} \underset{\mathcal{H}_0}{\sim}\mathcal{F}\text{isher} (1, n-2)
\end{equation}
\begin{align*}
&\text{Où }||Y - \hat{Y}||^2_{V_\lambda^{-1}} = ||Y - X\hat{\beta}||^2_{V_\lambda^{-1}}= Proj_X^{V_\lambda}Y= (Y-\hat{Y})^TV^{-1}_\lambda(Y-\hat{Y})\\
&\text{et }||\hat{Y} - \bar{Y}||^2_{V_\lambda^{-1}}=(\hat{Y} - \bar{Y})^TV^{-1}_\lambda(\hat{Y}- \bar{Y})
\end{align*}
Il est important de noter que lorsque le paramètre $\lambda$ est connu, l'ANOVA phylogénétique est exacte.
Cependant, dans la pratique, $\lambda$ est généralement inconnu et doit être estimé à partir des données.
Dans ce cas, l'approximation de la distribution de F par une distribution de Fisher ne tient plus, et il est nécessaire d'utiliser des méthodes alternatives telles que la méthode de Satterthwaite pour estimer les degrés de liberté.
Cette méthode tient compte de l'incertitude associée à l'estimation de $\lambda$ et fournit une approximation plus précise de la distribution de la statistique de test.
\subsection{Approximation de Satterthwaite}
On s'est basé sur la documentation du package \texttt{lmerTest} \cite{kuznetsovaLmerTestPackageTests2017} pour calculer les formules explicites de l'approximation dans notre cadre.
En effet il existe des formules explicite dans le cadre du modèle mixte.
Dans notre cas, on peut voir l'équation \eqref{eq:eq2err} comme l'équation d'un modèle linéaire mixte où $\beta$ représente tous les paramètres à effets fixes, avec sa matrice de design associée $X$, u les effets aléatoires et $\epsilon$ les résidus.
Dans l'optique de l'implémenter, nous avons calculer la formule explicite de l'approximation de Satterthwaite.
A partir de \ref{eq:eq2err} on rappelle les valeurs suivantes:
\[
Y \sim \mathcal{N}_n(X\beta, \sigma^2_{phy}K + \sigma^2_{err}I_n) \text{, }\theta=(\sigma^2_{phy}, \sigma^2_{err}) \text{ et } Var_\theta(Y) = V(\theta) = \sigma^2_{phy}K + \sigma^2_{err}I_n
\]
De la documentation on obtient alors la covariance suivante:
\begin{equation}
C(\theta) = (Cov(\beta_i , \beta_j))_{i,j} = (X^TV(\theta)^{-1}X)^{-1} = (X^T(\sigma^2_{phy}K + \sigma^2_{err}I_n)^{-1}X)^{-1}
\end{equation}
\begin{approximation}[F-statistique et approximation de Satterthwaite]
\begin{align}
&F_{approx}=\frac{||\hat{Y} - \bar{Y}||^2_{V_\lambda^{-1}}df_{approx}}{||Y - \hat{Y}||^2_{V_\lambda^{-1}}} \underset{\mathcal{H}_0}{\sim}\mathcal{F}\text{isher} (1, df_{approx})\\
\text{Avec } &df_{approx} = \frac{2(f(\hat{\theta}))^2}{[\nabla f(\hat{\theta})]^T A[\nabla f(\hat{\theta})]} \\
\text{où } &f(\theta) = l^TC(\theta)l \text{ et A matrice de variance-covariance de } \hat{\theta}=(\hat{\sigma}^2_{phy}, \hat{\sigma}^2_{err}) \notag
\end{align}
\end{approximation}
\begin{proof}[Calcul explicite de l'approximation]
Toujours en suivant la documentation \cite{kuznetsovaLmerTestPackageTests2017} on part de l'expression pour les degrés de liberté $df$ et de l'approximation. Ce qui nous donne :
\begin{equation}
df = \frac{2(l^T\hat{C}l)^2}{[Var(l^T\hat{C}l)]}=\frac{2(f(\hat{\theta}))^2}{[Var(f(\hat{\theta}))]}\approx \frac{2(f(\hat{\theta}))^2}{[\nabla f(\hat{\theta})]^T A[\nabla f(\hat{\theta})]}
\end{equation}
\[\text{où} \quad \hat{C} = C(\hat\theta) \quad \text{et} \quad f(\theta) = l^TC(\theta)l\]
A partir de cette expression, on calcule $\nabla f(\theta)$ qu'on appliquera en $\hat{\theta}$ et $A$ la matrice de variance-covariance de $\hat{\theta}=(\hat{\sigma}^2_{phy}, \hat{\sigma}^2_{err})$
\textbf{Étape 1 :} Calcul du gradient
\newline
\newline
Nous voulons calculer les dérivées partielles $\partial_{\sigma^2_{phy}}f(\theta)$ et $\partial_{\sigma^2_{err}}f(\theta)$. Pour les premières étapes de calculs, on écrira seulement $\partial$ sans distinction car ce sont les mêmes expressions pour les 2 dérivées.
On utilisera dans la suite les formules de \cite{petersenMatrixCookbook2012} pour les dérivées de matrice
\[
\partial f(\theta)=l^T\partial C(\theta)l
\]
\[
\partial C(\theta)=\partial (X^TV(\theta)^{-1}X)^{-1} = -C(\theta) \partial (X^TV(\theta)^{-1}X)C(\theta)
\]
\[
\partial (X^TV(\theta)^{-1}X) = \partial (X^TV(\theta)^{-1})X + \cancel{X^TV(\theta)^{-1}\partial(X)} \quad (\partial_{\sigma^2_{phy}}(X)\text{ et } \partial_{\sigma^2_{err}}(X) \text{ sont nulles})
\]
\[\partial (X^TV(\theta)^{-1}) = \partial(X^T)V(\theta)^{-1} + X^T\partial(V(\theta)^{-1}) = \cancel{\partial(X)^TV(\theta)^{-1}} + X^T\partial(V(\theta)^{-1})
\]
\[\partial (V(\theta)^{-1}) = -V(\theta)^{-1}\partial(V(\theta))V(\theta)^{-1}
\]
\[\partial (V(\theta)) = \partial(\sigma^2_{phy}K + \sigma^2_{err}I_n)
\]
Ce qui donne :
\[\partial_{\sigma^2_{phy}}(V(\theta)) = K, \quad \text{et} \quad \partial_{\sigma^2_{err}}(V(\theta)) = I_n
\]
De là en remettant les formules explicite les unes dans les autres, on obtient :
\[[\nabla f(\hat{\theta})] = \begin{bmatrix} \partial_{\sigma^2_{phy}}f(\hat{\theta}) \\ \partial_{\sigma^2_{err}}f(\hat{\theta}) \end{bmatrix}=\begin{bmatrix} l^TC(\hat{\theta})X^TV(\hat{\theta})^{-1}KV(\hat{\theta})^{-1}XC(\hat{\theta})l \\ l^TC(\hat{\theta})X^TV(\hat{\theta})^{-1}I_nV(\hat{\theta})^{-1}XC(\hat{\theta})l\end{bmatrix}
\]
\textbf{Étape 2 :} Calcul de A
\newline
\newline
La matrice de variance-covariance $A$ de $\hat{\theta}$, également appelée matrice d'information de Fisher inverse $I(\theta)^{-1}$, est définie comme l'inverse de la hessienne $H$ de la fonction de log vraisemblance évaluée en $\hat{\theta}$, soit $A = H^{-1}$.
\newline
Dans ce cadre on peut obtenir une formule explicite de la Hessienne, même si dans la plupart des cas il est plus simple d'estimer cette matrice par des méthodes numériques, mais cela peut la rendre instable, et l'approximation des degrés de libertés aussi par la même occasion.
On va d'abord calculer la log-vraissemblance du vecteur Y défini précédemment:
\begin{align*}
\mathcal{L} (\bf{Y}, \theta)&= \log (\frac{1}{(2\pi)^{n/2}|V(\theta)|^{1/2}} \exp\left( -\frac{1}{2}(Y - X\beta)^T V(\theta)^{-1} (Y - X\beta) \right)) \\
&= - \frac{n}{2} \log(2\pi) -\frac{1}{2} \log(|V(\theta)|) - \frac{1}{2}(Y - X\beta)^T V(\theta)^{-1} (Y - X\beta) \\
\end{align*}
On calcule les dérivées premières de la log-vraissemblance
\begin{align*}
\partial_{\sigma^2_{phy}} \mathcal{L} &= -\frac{1}{2} \partial_{\sigma^2_{phy}}(\log(|V(\theta)|)) - \frac{1}{2} \partial_{\sigma^2_{phy}}((Y - X\beta)^T V(\theta)^{-1} (Y - X\beta))\\
&= -\frac{1}{2} Tr(V(\theta)^{-1}\partial_{\sigma^2_{phy}}(V(\theta))) - \frac{1}{2} (Y - X\beta)^T \partial_{\sigma^2_{phy}}(V(\theta)^{-1})(Y - X\beta)\\
&= -\frac{1}{2} Tr(V(\theta)^{-1}K) + \frac{1}{2} (Y - X\beta)^T V(\theta)^{-1} K V(\theta)^{-1}(Y - X\beta)\\
\end{align*}
\begin{align*}
\partial_{\sigma^2_{err}} \mathcal{L} &= -\frac{1}{2} \partial_{\sigma^2_{err}}(\log(|V(\theta)|)) - \frac{1}{2} \partial_{\sigma^2_{err}}((Y - X\beta)^T V(\theta)^{-1} (Y - X\beta))\\
&= -\frac{1}{2} Tr(V(\theta)^{-1}\partial_{\sigma^2_{err}}(V(\theta))) - \frac{1}{2} (Y - X\beta)^T \partial_{\sigma^2_{err}}(V(\theta)^{-1})(Y - X\beta)\\
&= -\frac{1}{2} Tr(V(\theta)^{-1}I_n) + \frac{1}{2} (Y - X\beta)^T V(\theta)^{-1} I_n V(\theta)^{-1}(Y - X\beta)\\
\end{align*}
Puis les dérivées secondes:
\begin{align*}
\bf{\partial_{\sigma^2_{phy}\sigma^2_{phy}}\mathcal{L}} &= -\frac{1}{2} \partial_{\sigma^2_{phy}\sigma^2_{phy}} (Tr(V(\theta)^{-1}K)) + \frac{1}{2} \partial_{\sigma^2_{phy}\sigma^2_{phy}} \left( (Y - X\beta)^T V(\theta)^{-1} K V(\theta)^{-1}(Y - X\beta) \right)\\
&= -\frac{1}{2} Tr(\partial_{\sigma^2_{phy}\sigma^2_{phy}} (V(\theta)^{-1})K) + \frac{1}{2} (Y - X\beta)^T \partial_{\sigma^2_{phy}\sigma^2_{phy}}(V(\theta)^{-1} K V(\theta)^{-1})(Y - X\beta) \\
&= \frac{1}{2} Tr(V(\theta)^{-1}KV(\theta)^{-1}K) - (Y - X\beta)^T V(\theta)^{-1}KV(\theta)^{-1} K V(\theta)^{-1}(Y - X\beta) \\
\end{align*}
\[\text{car} \quad \partial ((Y - X\beta)^T V(\theta)^{-1} K V(\theta)^{-1}(Y - X\beta)) = (Y - X\beta)^T \partial ( V(\theta)^{-1} K V(\theta)^{-1})(Y - X\beta)\]
\[\text{et} \quad \partial \left( V(\theta)^{-1} K V(\theta)^{-1} \right) = -V(\theta)^{-1} \partial V(\theta) V(\theta)^{-1} K V(\theta)^{-1} - V(\theta)^{-1} K V(\theta)^{-1} \partial V(\theta) V(\theta)^{-1}\]
\[\text{ce qui donne} \quad\partial_{\sigma^2_{phy}\sigma^2_{phy}} \left( V(\theta)^{-1} K V(\theta)^{-1} \right) = -2V(\theta)^{-1} K V(\theta)^{-1} K V(\theta)^{-1}\]
\begin{align*}
{\bf\partial_{\sigma^2_{err}\sigma^2_{phylo}}\mathcal{L}} & = \bf{\partial_{\sigma^2_{phy}\sigma^2_{err}}\mathcal{L}} \\
&= -\frac{1}{2} Tr(\partial_{\sigma^2_{phy}\sigma^2_{err}} (V(\theta)^{-1})K) + \frac{1}{2} (Y - X\beta)^T \partial_{\sigma^2_{phy}\sigma^2_{err}}(V(\theta)^{-1} K V(\theta)^{-1})(Y - X\beta) \\
&= \frac{1}{2} Tr(V(\theta)^{-1}I_nV(\theta)^{-1}K) - \frac{1}{2} (Y - X\beta)^T (V(\theta)^{-1}V(\theta)^{-1}KV(\theta)^{-1} + \\
& V(\theta)^{-1}KV(\theta)^{-1}V(\theta)^{-1})(Y - X\beta) \\
\end{align*}
\[\text{car} \quad \partial_{\sigma^2_{phy}\sigma^2_{err}} \left( V(\theta)^{-1} K V(\theta)^{-1} \right) = -(V(\theta)^{-1}V(\theta)^{-1}KV(\theta)^{-1} + V(\theta)^{-1}KV(\theta)^{-1}V(\theta)^{-1})\]
\begin{align*}
\bf{\partial_{\sigma^2_{err}\sigma^2_{err}} \mathcal{L}} &= -\frac{1}{2} \partial_{\sigma^2_{err}\sigma^2_{err}} (Tr(V(\theta)^{-1})) + \frac{1}{2} \partial_{\sigma^2_{err}\sigma^2_{err}} \left( (Y - X\beta)^T V(\theta)^{-1} V(\theta)^{-1}(Y - X\beta) \right)\\
&=\frac{1}{2}Tr(V(\theta)^{-1}V(\theta)^{-1}) - (Y - X\beta)^T V(\theta)^{-1}V(\theta)^{-1}V(\theta)^{-1}(Y - X\beta)
\end{align*}
De là on obtient la Hessienne $\begin{pmatrix}
\partial_{\sigma^2_{phy}\sigma^2_{phy}}\mathcal{L} & \partial_{\sigma^2_{phy}\sigma^2_{err}}\mathcal{L} \\
\partial_{\sigma^2_{err}\sigma^2_{phy}}\mathcal{L} & \partial_{\sigma^2_{err}\sigma^2_{err}}\mathcal{L} \\
\end{pmatrix}$ puis A en l'inversant, ce qui peut se faire par des méthodes numériques.
\end{proof}
% TODO REML voir sujet d'exam corrigée
% Quand estimateur classique on divise par n-p au lieu de diviser par n donc on
% fait sans le dire un REML.
% Au lieu de maximiser la vraisemblance on maximise la vraisemblance restreinte
% Gaussien : effet fixe les betas, pour estimer al variance on projette sur
% l'orthogonal et on estime sigma sur l'orthogonal.
% Si bayésien on met un prior impropre sur les betas et on intègre apr rapport aux
\subsection{REML}
REML, ou Maximum de Vraisemblance Restreint (Restricted Maximum Likelihood en anglais), est une méthode statistique utilisée dans l'estimation des paramètres de modèles linéaires mixtes (ou modèles à effets mixtes) et dans l'analyse de la variance (ANOVA).
Il s'agit d'une approche alternative à la méthode de maximum de vraisemblance (ML) standard, notamment lorsque l'on travaille avec des modèles à effets aléatoires.
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L'une des formules pour la vraissemblance restreinte consite à regarder la vraissemblances des observations en intégrant sur les effets fixes, ici $\beta$.
C'est à dire sous l'hypothèse que les estimations des effets fixes sont éliminées (conditionnées)
\begin{equation*}
L_{REML} (Y;\theta)=\int _{\beta \in \mathbb{R} ^2} \frac{1}{(2\pi)^{n/2}|V(\theta)|^{1/2}} \exp\left( -\frac{1}{2}(Y - X\beta)^T V(\theta)^{-1} (Y - X\beta) \right), d\beta
\end{equation*}
Lorsque dans un estimateur on a la division par $(n-p)$ au lieu de n, on fait sans le dire un REML.
TODO: Pourquoi l'utiliser pour Satterthwaite ?
\subsection{Mathode Likelihood Ratio Test}
La méthode du test de rapport de vraisemblance (LRT) est une technique statistique utilisée pour comparer deux modèles statistiques et déterminer s'ils diffèrent significativement en termes d'ajustement aux données.
Le rapport de vraisemblance est calculé comme le rapport des vraisemblances maximales des deux modèles (sous les deux hypothèses):
\begin{equation*}
\text{LRT} = -2 \log\left(\frac{L(\theta_{\text{H}_0})}{L(\theta_{\text{H}_1})}\right)
\end{equation*}
Sous l'hypothèse nulle que le modèle plus simple est correct, ce rapport suit approximativement une distribution du chi-deux avec un nombre de degrés de liberté égal à la différence dans le nombre de paramètres entre les deux modèles.
Ainsi, en comparant la valeur observée du rapport de vraisemblance à la distribution du chi-deux, on peut décider si l'ajout de paramètres dans le modèle conduit à une amélioration significative de l'ajustement aux données.
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Il est à noter que cette méthode est plus coûteuse car il est nécessaire de fitter 2 modèles au lieu d'un seul dans les autres méthodes.
\section{Simulations}
\label{chap:metho}
% Ou faire une partie à part entière avec
% 1) ANOVA vs ANOVA phylo sans correction des degrés de liberté
% b) avec une sous partie sur le REML
% 2) ANOVA phylo avec approximation de SAtterthwaite
% a) prez
% a`) simulation et résultats
% b) instabilités numériques -> correction avec la Hessienne ?
% c) La hessienne analytique ? A voir si besoin d'une partie supplémentaire
% On importe le fichier
<<simulations-methodes, child='Rnw/simulations-methodes.Rnw'>>=
@
\section{Application aux données réelles}
\label{sec:data}
% Présentation des données utilisées.
<<donnees-reelles, child='Rnw/donnees-reelles.Rnw'>>=
@
\section{Conclusions sur le projet}
\label{sec:conclusion}
% Analyse critique des résultats, limites, perspectives.
Intro
Application/Résultats: décrire les données, vite fait normalisation avec vrai aebre, on ne connait pas
Discussion/COnclusion ? Interprétation des résultats sinon la mettre dans les
f-cicd: CI/CD to build Latex PDF ...
CI/CD to build Latex pdf and create a release in with GitHub Actions. The workflow triggers on push to the repository. Integrates with Overleaf.
% Bibliographie
\printbibliography
\nocite{*}
% TODO Ici éventuellement une partie annexe discussion de l'impact des tailles d'abres
\appendix
\section{Application aux données réelles}
Comme nous l'avons remarqué dans la section~\ref{sec:data} l'application de la
méthode EVEmodel a produit des valeurs manquantes pour les gènes présentés dans
le tableau suivant.
\begin{table}[H]
\centering
<<'table_nas'>>=
knitr::kable(evegenesNA, col.names = "Gènes ayant produits des NA",
align = "c", booktabs = TRUE, format = "latex", escape = TRUE)
@
\caption{Table des gènes pour lesquels la méthode \texttt{EVEmodel} a produit des NA}
\label{tab:na-evemodel}
\end{table}
\end{document}